Intitulé et Equipe

PERIPHÉRIÉS 5

 « Développement durable et Démocratique  »

 

Ces dernières années, le monde assiste à la croissance expressive des forces sociopolitiques ultraconservatrices, dans toute une série de pays. Ce phénomène se présente de manière accablante sur le continent américain, avec la dissémination d’un programme régressif qui associe l’environnement à une source exclusive de ressources matérielles et place des groupes engagés dans la défense du développement durable en tant qu’ennemis du développement économique. En même temps, des initiatives qui limitent et violent les droits collectifs et individuels élargissent l’inégalité sociale et stimulent les forces les plus rétrogrades du Marché, principalement dans les activités prédatoires de l’agrobusiness, surtout celles de la monoculture agricole, en plus des activités minières et d’extraction du bois – qui ont intensifié la déforestation, l’accaparement des terres et l’expropriation des terres indigènes et quilombolas, avec de fortes incidences de violations des droits de l’Homme contre les population qui vivent sur ces terres. 

Nous avons récemment été témoins de la grave augmentation des processus agressifs d’exploration des ressources naturelles de divers écosystèmes, comme les incendies, la déforestation indiscriminée, le contrôle sur l’accès aux ressources hydriques, l’appropriation privée et la dilapidation des ressources de l’Amazonie et du Cerrado, l’érosion et la désertification de territoires en Afrique, l’aggravation de la pollution atmosphérique et, généralement, les incidences du changement climatique.  

Dans ce contexte, l’exploration de ressources naturelles, alliée à un contexte de corruption, d’instabilité et de gouvernance non-efficace, fait de l’État un instrument décisif pour contrôler les corps et contraindre ceux qui se positionnent contre le processus de dévalorisation et de marchandisation de la vie et de la Nature. 

Le mépris pour la démocratie et celui pour l’environnement, s’allient, ainsi, dans une même vision du monde des groupes cités, dans un programme régressif qui menace l’État Républicain de Droits, l’environnement, la démocratie et nous tous. 

Face à un tel scénario régressif, comment répondre de manière critique et constructive à la marchandisation de la nature ? Comment penser la nature et la démocratie comme un bien commun, dans le sens de nouvelles formes et de contenus d’appropriation et utilisation des conditions qui garantissent une vie pleine de droits ? 

Des réponses directes sont données, comme nous le savons : les peuples indigènes et des quilombos préservent leurs territoires ancestraux, en luttant pour le maintien des réserves déjà libellées ou en processus d’intitulation. Des organisations internationales font pression, à leur manière, sur les dirigeants des États dont la politique de gouvernement  ne soutient pas la préservation et la protection de l’environnement. La société civile, de son côté, s’engage dans la lutte pour les droits environnementaux comme puissance dans la citoyenneté politique. Des travailleurs ruraux luttent contre l’utilisation indiscriminée de pesticides et l’utilisation sociale de la terre, ils dirigent et réalisent un commerce juste de produits issus de l’agriculture biologique. Les mouvements périphériques, d’un autre côté, retrouve leur convergence dans la lutte pour l’accès à des installations sanitaires de base et pour l’eau, indispensables pour vivre dignement. 

L’objectif de PÉRIPHÉRIES 5, « Développement durable et Démocratie » est, à partir de la rencontre entre des chercheurs/euses, des activistes, des artistes et le public intéressé, en général, d’analyser les formes, les stratégies et les conséquences de la dissémination du projet conservateur dans notre réalité et de chercher des alternatives aux défis qu’il représente, principalement en ce qui concerne les droits des groupes sociaux des périphéries globales. 

L’importance de l’analyse et de la dénonciation sont évidentes, même si PÉRIPHÉRIES 5 cherche à valoriser des alternatives à ce projet ultraconservateur, en mettant en avant des forces de résistance et de lutte, celles-ci en tant que programmes alternatifs qui, basés sur la démocratie et sur les droits d’utilisation commune de la nature, la reconnaissance comme une source de vie et qui contribuent à la préservation de la démocratie, sans perdre de vue que cette action est inséparable de la défense de l’environnement et de la vie qui en dépend. 

orientation éditoriale

L’axe éditorial qui conduit les publications de la Revue Périphéries est la manifestation et la valorisation de la Puissance des Périphéries. Les propositions de collaboration soumises doivent considérer et répondre à ce principe. Pour plus d’information, voir : le lien: Lettre de la Maré et Le Paradigme de la Puissance et la Pédagogie du Vivre Ensemble.

On souligne que le concept de périphérie, ici, est compris dans sa forme la plus développée en extrapolant la découpe urbaine et en comprenant les réalités périphériques non hégémoniques. Ainsi, en considérant la périphérie comme les territoires, les populations indigènes, quilombolas, minorités religieuses et ethniques, tziganes, les questions étnico-raciales, de genres, LGBTQ+, de réfugies et de migration.

propositions et contributions 

Pour la cinquième  édition, seront considérées les textes envoyés jusqu’au 30 mars 2020, à revista@imja.org.brPÉRIPHÉRIES reçoit des contributions en Portugais, en Anglais, en Espagnol et en Français, tout en respectant les spécificités demandées dans chaque catégorie éditoriale. Nous recevons des propositions de contenus déjà publiés une fois, tout au plus, sur une autre plateforme de publication.

  • ARTICLE

Productions d’articles académiques, avec jusqu’à 3 auteurs, en considérant l’orientation éditoriale de la Revue PÉRIPHÉRIES, contenant entre 3 000 mots, exceptée la bibliographie.

  • CONTE

Productions textuelles d’auteurs pertinents à la narrative du Conte en considérant l’orientation éditoriale de la Revue PÉRIPHÉRIES, contenant jusqu’à 2 000 mots.

  • ESSAI PHOTOGRAPHIQUE

Un ensemble de photos d’auteurs sur le même thème, en considérant l’orientation éditoriale Revue PÉRIPHÉRIES, comptant entre 10 et 15 images, avec un texte d’introduction avec jusqu’à 1 000 mots avec les espaces. Les photos doivent être envoyées en faible résolution pour l’appréciation. En cas d’approbation, nous enverrons les spécifications techniques pour la publication.

  • IMAGE

La production d’image d’auteur ou concernant un travail artistique d’auteur - graffiti, peinture, gravure, gravure sur bois, interventions artistiques, intervention dans des lieux ou n’importe quelles expressions artistiques d’image ou en image - en considérant l’orientation éditoriale de la Revue PÉRIPHÉRIES, avec un texte d’introduction explicatif avec jusqu’à 1 000 mots, avec les espaces. Il est admis jusqu’à 3 images, parmi lesquelles une seule sera sélectionnée pour la publication. Les images doivent être envoyées en faible résolution pour l’appréciation, avec plus de crédits si nécessaire. En cas d’approbation, nous enverrons les spécifications techniques pour la publication.

  • POESIE

Productions textuelles individuelles et/ou collectives pertinentes à la narrative Poésie, en considérant l’orientation éditoriale de la Revue PÉRIPHÉRIES, il est admis jusqu’à 5 poèmes, parmi lesquels seront sélectionnés jusqu’à 2 du même auteur pour la publication.

  • BD

Productions de Bandes Dessinées, en considérant l’orientation éditoriale de la Revue PÉRIPHÉRIES, comptant entre 15 et 20 pages, en format A4. Les images doivent être envoyées en faible résolution pour l’appréciation. En cas d’approbation, nous enverrons les spécifications techniques pour la publication.

  • CRITIQUE

Productions textuelles d’auteurs pertinents à la narrative Critique, en considérant l’orientation éditoriale de la Revue PÉRIPHÉRIES, comptant jusqu’à 5 000 caractères, avec espaces, à propos des productions littéraires, films, pièces de théâtre, spectacles, interventions artistiques ou expositions.


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CP: 21044-251
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Équipe
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Éditeur
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Éditeur
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Éditeur
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Coordinateur communication
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Éditeur exécutif et traducteur
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Illustrateur et Designer
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Commissaire de Photographie
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Traducteur et réviseur
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Traducteur et réviseur
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Traduction

Alessandro Saggini
Ana Clara Fank
Ana Luisa Izetti
Anaïs Boulord
Analía Yeruti Galván López
Anelise Estivalet
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Bruna Macedo de Oliveira
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