Intitulé et Equipe

PÉRIPHÉRIES 4

THÈME : « LES PUISSANCES ET LES DÉFIS DE L’ÉCOLE PUBLIQUE  »

 

L’objectif central de la Revue Périphéries est de stimuler la réflexion et la diffusion à propos de ce que nous dénommions Paradigme de la Puissance, dont la prémisse est la connaissance et la visibilisation des forces inventives, des structures complexes et des pratiques globales de construction du plein droit à la ville et à la démocratie pour les sujets des périphéries, de leurs institutions et de celles qui agissent à partir de la prémisse déjà signalée.

Les représentations stigmatisantes et stéréotypées n’atteignent pas seulement les territoires périphériques, comme nous le savons. Elles apparaissent également dans les espaces institutionnels dans lesquels ces sujets sont majoritairement présents. Le principal exemple est celui du réseau d’éducation. La démocratisation de l’accès des plus pauvres au système scolaire a lieu, dans la majeure partie de l’Amérique Latine et des pays périphériques globaux, seulement à partir de la seconde moitié du XXe siècle. L’école publique, traditionnellement bastion des secteurs économiques privilégiés, a été/est « envahie par les barbares » : les noir(e)s et les indigènes, tant dans leur condition d’élèves que dans celle de professeur(e)s.

Le processus d’accès a eu lieu sans qu’une grande partie des gouvernements ne fasse les investissements nécessaires pour offrir un enseignement de meilleure qualité et n’ont, principalement, pas valorisé le processus d’universalisation de l’enseignement jusqu’au contexte universitaire ou même, dans des pays comme le brésil, jusqu’au lycée.Dans le processus, des groupes conservateurs ont commencé à affirmer que l’École Publique avait des qualités, contrairement aux élèves et à leurs familles. D’un autre côté, les groupes critiques aux formes traditionnelles assumées par l’école publique affirment que les professionnels y travaillant ne parviennent pas à dialoguer et à qualifier adéquatement les membres des groupes sociaux populaires.

Ainsi, le mythe : « l’école publique n’arrive pas à enseigner et l’étudiant n’arrive pas à apprendre » a été créé. L’école privée, de son côté – vers laquelle les classes moyennes ont migré, a commencé à être considérée, de manière générale, comme l’expression de la qualité et de la supériorité, particulièrement à cause des résultats obtenus lors des examens d’accès aux universités. De cette manière, une perspective de méritocratie s’est consolidée dans nos sociétés, accompagnée d’une forte idéologie qui considère la compétence scolaire comme étant un critère de répartition des ressources économiques, culturelles et de distinction sociale.

Cependant, nous savons bien que l’école publique est plurielle et complexe : dans ses évidentes contradictions, elle joue un rôle central dans l’élargissement des répertoires – principalement en terme d’accès à la rationalité scientifique et aux nouvelles expériences temporelles et spatiales – pour une part très significative de ses étudiants.

Considérant le contexte mentionné, nous avons le plaisir d’inviter tous les membres de notre réseau de partenaires et de collaborateurs/collaboratrices à nous aider à construire ce numéro spécial de la Revue Periferias, dont le thème est : « Les puissances et les défis de l’École Publique ». Son objectif est de valoriser les riches expériences qui caractérisent les indénombrables instituions scolaires publiques du premier degré, de manière à contribuer au dépassement d’un processus stigmatisant qui ne reconnaît pas la valeur de l’école publique et de ses intégrants, contribuant à miner son estime de soi et à générer un sentiment de disqualification qui complique encore plus le dépassement des défis objectifs qui affectent le système d’enseignement surtout en l’Amérique Latine, et aussi, au perihériés globaux

Nous ne sommes pas « idéalistes », ingénus ou en train de perdre la dimension des problèmes existants dans le réseau public d’éducation. Mais pour les surpasser, il faut faire une analyse objective, étendue et qui dévoile le « Paradigme de l’Absence » qui oriente le regard de la grand majorité de ceux qui observent le réseau public – sachant qu’un pourcentage expressif de celle-ci n’a, d’ailleurs, jamais étudié dans ce type d’institution.

Nous voulons, ainsi, recevoir des contributions qui s’orientent vers ce regard complexe et sophistiqué à propos de ce phénomène, qui contribue au débat pour diffuser la reconnaissance des capacités des sujets des périphéries d’inventer ses chemins et transformer, très souvent, les brèches qui existent dans le système étatique pour les utiliser à son leur avantage.

 Orientation Éditoriale

L’axe éditorial qui conduit les publications de la Revue Périphéries est la manifestation et la valorisation de la Puissance des Périphéries. Les propositions de collaboration soumises doivent considérer et répondre à ce principe. Pour plus d’information, voir : le lien: Lettre de la Maré et Le Paradigme de la Puissance et la Pédagogie du Vivre Ensemble.

On souligne que le concept de périphérie, ici, est compris dans sa forme la plus développée en extrapolant la découpe urbaine et en comprenant les réalités périphériques non hégémoniques. Ainsi, en considérant la périphérie comme les territoires, les populations indigènes, quilombolas, minorités religieuses et ethniques, tziganes, les questions étnico-raciales, de genres, LGBTQ+, de réfugies et de migration.

Propositions et contributions 

Pour la quatrième  édition, seront considérées les textes envoyés jusqu’au 7 d'Octobre 2019, à revista@imja.org.brPÉRIPHÉRIES reçoit des contributions en Portugais, en Anglais, en Espagnol et en Français, tout en respectant les spécificités demandées dans chaque catégorie éditoriale. Nous recevons des propositions de contenus déjà publiés une fois, tout au plus, sur une autre plateforme de publication.

  • ARTICLE

Productions d’articles académiques, avec jusqu’à 3 auteurs, en considérant l’orientation éditoriale de la Revue PÉRIPHÉRIES, contenant entre 15 000 et 25 000 caractères, en comptant les espaces, exceptée la bibliographie.

  • CONTE

Productions textuelles d’auteurs pertinents à la narrative du Conte en considérant l’orientation éditoriale de la Revue PÉRIPHÉRIES, contenant jusqu’à 5 000 caractères, avec les espaces.

  • TEMOIGNAGES

Productions textuelles d’auteurs pertinents à la narrative Témoignages, en considérant l’orientation éditoriale de la Revue PÉRIPHÉRIES, comptant jusqu’à 8 000 caractères, avec les espaces.

  • ESSAI PHOTOGRAPHIQUE

Un ensemble de photos d’auteurs sur le même thème, en considérant l’orientation éditoriale Revue PÉRIPHÉRIES, comptant entre 10 et 15 images, avec un texte d’introduction avec jusqu’à 1 500 caractères, avec les espaces. Les photos doivent être envoyées en faible résolution pour l’appréciation. En cas d’approbation, nous enverrons les spécifications techniques pour la publication.

  • IMAGE

La production d’image d’auteur ou concernant un travail artistique d’auteur - graffiti, peinture, gravure, gravure sur bois, interventions artistiques, intervention dans des lieux ou n’importe quelles expressions artistiques d’image ou en image - en considérant l’orientation éditoriale de la Revue PÉRIPHÉRIES, avec un texte d’introduction explicatif avec jusqu’à 1 500 caractères, avec les espaces. Il est admis jusqu’à 3 images, parmi lesquelles une seule sera sélectionnée pour la publication. Les images doivent être envoyées en faible résolution pour l’appréciation, avec plus de crédits si nécessaire. En cas d’approbation, nous enverrons les spécifications techniques pour la publication.

  • POESIE

Productions textuelles individuelles et/ou collectives pertinentes à la narrative Poésie, en considérant l’orientation éditoriale de la Revue PÉRIPHÉRIES, il est admis jusqu’à 5 poèmes, parmi lesquels seront sélectionnés jusqu’à 2 du même auteur pour la publication.

  • BD

Productions de Bandes Dessinées, en considérant l’orientation éditoriale de la Revue PÉRIPHÉRIES, comptant entre 15 et 20 pages, en format A4. Les images doivent être envoyées en faible résolution pour l’appréciation. En cas d’approbation, nous enverrons les spécifications techniques pour la publication.

  • CRITIQUE

Productions textuelles d’auteurs pertinents à la narrative Critique, en considérant l’orientation éditoriale de la Revue PÉRIPHÉRIES, comptant jusqu’à 5 000 caractères, avec espaces, à propos des productions littéraires, films, pièces de théâtre, spectacles, interventions artistiques ou expositions.


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CP: 21044-251
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+55 (21) 3105-4599

Équipe
Jorge Barbosa
Éditeur
Patrícia Santos
Éditeur invité
PÉRIPHÉRIES 4
Fernando Fernandes
Éditeur
Daniel Stefani
Éditeur exécutif et traducteur
Raquel Paris
Coordinateur communication
Gabriele Roza
Journaliste
Juliana Barbosa
Illustrateur et Designer
Gabrielly Pereira
Journaliste et photographe
Paloma Calado
Programmeur
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Commissaire de Photographie
Edmund Ruge
Traducteur et réviseur
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Traducteur et réviseur
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Traducteur et réviseur
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Traducteur et réviseur
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Équipe Editoriale
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São Gabriel da Cachoeira, Amazonas
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Institut Pólis
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UNIpériphéries
Rio de Janeiro, Brésil
Johan Leman
Foyer vzw
Bruxelles, Belgique
Marcelo Paixão
University of Texas
EUA
Marta Lança
BUALA
Brasil
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Revue SUR - Conectas
São Paulo, Brésil
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Tiniguena
Guinée Bissau
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UERJ
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ACIJ - Asociación Civil por la Igualdad y la Justicia
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UNIperiferias
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Observatório de Favelas
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Inde
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Traduction

Alessandro Saggini
Ana Clara Fank
Ana Luisa Izetti
Anaïs Boulord
Analía Yeruti Galván López
Anelise Estivalet
Audrey Brodu
Bruna Macedo de Oliveira
Bruno Ferrão
Bruno Thomassin
Catalina Estrada
Catalina Portales
Cecilia Dinardi
Chloe Villalobos
Cinthia Itati
Daniela Yumi Fujiwara
Débora De Aranha Haupt
Desirée Poets
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